- Jun 22, 2025
"who is in your change family?"
- Cecile Tresfels
- 0 comments
Hello!
Dans cette newsletter de juin parsemée de citations paraboliques extraites de l'oeuvre d'Octavia E. Butler:
1-je vous raconte l'histoire d'une question:
"who is in your change family?"
2-je vous présente la proposition d'accompagnement sur-mesure que j'ai concoctée pour honorer les changements dans vos vies de manière soutenante et alignée:
"Honorer nos Cœurs à Vif"
3-je vous partage d'autres propositions pour cultiver votre écosystème de changement cet été
Bonne lecture! (toutes les images sont décrites en alt-text)
Cette newsletter est aussi disponible en version audio, lue par moi, sur substack. Bonne écoute!
1-"who is in your change family?"
All that you touch you change
All that you change changes you
The only lasting truth is change
God is change
Tout ce que tu touches tu changes
Tout ce que tu changes te change
La seule vérité durable est le changement
Dieu est changement
Vous connaissez peut-être déjà cette citation qui est au cœur de l’ouvrage la Parabole du Semeur, publié en 1993 et écrit par l’autrice Noire américaine Octavia E. Butler, qui décrit, de manière violente et prophétique, le monde dans lequel nous évoluons aujourd’hui (catastrophe climatique, racisme systémique, fascisme). Sa jeune héroïne, Lauren Oya Olamina, ultra-consciente des changements en cours et des crises présentes et à venir, décide de créer une religion pour habiter le changement et lui donner forme: Earthseed (Semence de la terre).
J’ai découvert cette œuvre assez tardivement, en 2020 aux États-Unis, au milieu de grands changements personnels et politiques, grâce au podcast compagnon de lecture “Octavia’s Parables” animé par adrienne maree brown et Toshi Reagon.
Chaque épisode est consacré à un chapitre du livre. adrienne et Toshi résument c qui s’y passe et posent aux auditeur·ices des questions qui permettent à chaque fois de faire le lien entre le livre et nous, le livre et notre monde actuel, le livre et notre rôle dans ce monde. Je pense que mon expérience de lecture (ou plutôt d’écoute puisque c’est en livre audio que je suivais les pérégrinations de Lauren) aurait été radicalement différente si je n’avais pas eu cet accompagnement sensible et engagé tout du long. C’était une expérience d’apprentissage à la fois passionnante et difficile, rendue possible par la place laissée au soin et aux émotions, ainsi que par la dimension collective et interactive de la lecture.
Dans l’épisode 10 du podcast consacré à la Parabole des Talents (la suite de la Parabole du Semeur qui vient challenger et complexifier le monde du 1er tome), on est en juillet 2033 et on assiste à un moment important dans la communauté rassemblée par Lauren. À la suite de cet évènement des questions émergent sur les prochaines étapes à suivre: changer ou continuer? Se déplacer ou rester pour développer le changement sur le temps long?
En lien avec ce chapitre adrienne maree brown nous pose alors cette question, à nous les auditeur·ices:
“who is in your change family”?
Qui est dans ta famille de changement? Ou plutôt, comme famille est utilisé ici au sens large de communauté: qui fait partie de ton écosystème de changement? Qui sont les êtres, les personnes, les ressources qui t’accompagnent pour reconnaître le changement, faire face au changement, traverser le changement et incarner le changement?
La question est loin d’être évidente et je n’ai pas trop su quoi répondre la première fois que je l’ai entendue. J’ai d’abord passé en revue les contextes familiers où les changements, collectifs et individuels, étaient ignorés, freinés ou peu encouragés. Ou alors les interactions où on nous/se force à changer pour nous conformer à certaines normes. Ou les moments où on ne nous laisse pas le temps de processer les changements, où il faut vite passer à autre chose. Je me suis aussi rappelée du slogan de François Hollande aux élections de 2012: “le changement, c’est maintenant!” Au secours! Tout ça m’a fait ressentir du deuil, de la tristesse et de la confusion.
Et vous? Comment vous comprenez cette question et quelles émotions elle fait émerger en vous?
Peu à peu des réponses sont venues et je crois que j’ai passé les cinq dernières années, et continue encore aujourd’hui, à me constituer cette “change family.”
À tisser un écosystème de proches, de collègues, d’artistes, d’activistes, d'accompagnant·es, d’êtres vivants, de pratiques qui, comme adrienne maree brown et Toshi Reagon:
-aident à reconnaître les changements importants ou bouleversants qu’on vit individuellement et collectivement
-aident à faire de la place aux émotions qui émergent en nous face à ces changements
-nous apprennent à traverser ces changements et incarner nous-mêmes le changement.
Et j’ai décidé, il y a deux ans maintenant, de devenir moi-même une partenaire d’apprentissage et de soin, pour être, si vous le souhaitez, un élément soutenant dans votre écosystème de changement!
J'en parlais déjà dans la newsletter de février, intitulée "Continuer," où je me présentais comme "change companion."
En effet toutes mes propositions d’accompagnement (S’enraciner, résister, rêver; La Rivière, Les Wonderers, Vocaux-Textos) ont pour but de vous aider à ressentir, visualiser et honorer les émotions liées aux changements individuels et collectifs qu’on traverse dans nos écosystèmes relationnels, et aussi à y créer des changements nourriciers.
Mais c’est dans “Honorer nos Cœurs à Vif: accompagnement à la création de rituels soutenants pour honorer les changements dans vos vies” que c’est le plus explicite!
2-Honorer nos cœurs à vif: accompagnement sur-mesure pour honorer les changements dans vos vies
"Honorer nos Cœurs à Vif" est la seule proposition d’accompagnement individuel dans mon écosystème d’accompagnement. En général on se retrouve en mini-groupe lors des ateliers et des cercles. Mais pour ce sujet précis, j’avais envie de faire du sur-mesure!
Cette proposition part du constat suivant: pour faire face aux changements continus que nous traversons, prendre le temps d'honorer les changements dans nos vies est une pratique qui peut nous permettre de les traverser en nous sentant plus ancré·es et aligné·es.
Mais, dans le monde dans lequel on vit (c’est-à-dire celui d’où je parle: un contexte eurocentrique, imprégné des normes générées par le néo-libéralisme, le patriarcat, le colonialisme et le validisme):
1-nous sommes plongé·es dans un état d'urgence permanent qui nous permet rarement de prendre le temps de ressentir et d'honorer ces changements dans nos vies, de “marquer le coup”
2-nous sommes encouragé·es à “faire comme si de rien n’était” pour la plupart des changements que nous traversons, ou à les vivre seul·es
3-les rituels à notre disposition pour honorer les changements que nous traversons sont limités et normés
Par exemple, il existe des rituels pour certaines étapes de vie reconnues comme importantes: les diplômes, les mariages, les naissances, les départs à la retraite, les anniversaires ou les décès. MAIS ces rituels sont codifiés et il est parfois (très) difficile de les honorer différemment, à sa manière, en s’écoutant.
Ça vous parle?
À l’inverse, beaucoup de changements importants dans nos vies, et les émotions variées qui les accompagnent, sont peu, voire pas du tout honorés : une séparation ou un divorce, un avortement, une démission, un renoncement, la fin d’une relation amicale, un diagnostic, un changement dans nos corps et notre capacité, le post-partum, un déménagement, la fin d’un cycle, une évolution dans notre identité, quelque chose dont on est très fièr·e mais qui peut sembler insignifiant à d’autres, l’émergence d’une nouvelle phase de vie, l’évolution de nos valeurs et de nos engagements politiques, la création d’un projet, la fin d'un projet, la réalisation d’un rêve, le début de nouvelle relations, la fin d’une formation, l’apprentissage de quelque chose de nouveau, la liste est longue!
Est-ce que d’autres exemples vous viennent?
Ces changements, comme vous le voyez avec cette liste, peuvent être des transitions, des deuils, des célébrations, et parfois tout ça à la fois. Et je suis intimement persuadée que prendre le temps de les honorer d’une manière qui nous convient peut être extrêmement soutenant.
Honorer les changements dans nos vies c’est nous accueillir entièrement, dans notre authenticité et notre complexité. Ritualiser le changement, pour moi, c’est accorder de l’importance à ce qui a été et ce qui est à venir, mais aussi cultiver notre créativité, quelque soit la manière dont elle s’exprime, et notre lien au monde.
C'est pour ça que j'ai créé "Honorer nos Cœurs à Vif,” pour vous aider à prendre le temps d'honorer vos changements, d’une manière alignée avec vos besoins, vos limites, vos valeurs, et vos contextes.
Alors qu'est-ce que vous avez besoin d'honorer dans votre vie là, maintenant? Et comment?
C'est ce que je vous aide à identifier en mettant mon attention, ma curiosité, mon écoute et mes questions au service de vos besoins et de votre créativité le temps d’une, deux ou trois sessions, en fonction de vos besoins.
Si vous sentez que cet accompagnement est peut-être ce dont vous avez besoin en ce moment, je vous laisse découvrir tous les détails (le format, mon approche, les tarifs) juste ici!
Découvrir Honorer nos Cœurs à Vif
Si le mot rituel vous intrigue, je vous invite à parcourir la newsletter de janvier que j’ai consacrée à ce mot et à la manière dont je l’envisage dans Cœur à Vif.
Et enfin, je vous partage ci-dessous les témoignages de trois personnes qui ont participé à "Honorer nos Cœur à Vif" et pour lesquelles le terme “rituel” a pris un sens différent, en fonction de leurs besoins et de leur contexte.
Merci à elles pour leur confiance et leurs retours!
Hâte de voir le sens et la forme que ça prendra pour vous si vous souhaitez qu’on co-crée ensemble!
L’expérience de Chloé
Trois mots pour décrire "Honorer nos Cœurs à Vif:"
connexion, solidité, espoir
J'étais dans un moment de transition et je sentais que j'avais besoin de marquer le coup d'une manière ou d'une autre pour aller de l'avant et honorer cette période spéciale pour moi.
Ce que j'ai adoré dans cette proposition c'est que j'étais active pendant la séance et que tu m'as aidé à trouver LA pratique dont j'avais besoin à ce moment là.
Je voulais ressortir de ce rendez-vous avec plus de force et avec la sensation physique/somatique d'être au bon endroit au bon moment. Je suis ressorti avec tout ça et en me disant "ah c'est exactement ça dont j'avais besoin".
L’expérience de Lola
Trois mots pour décrire "Honorer nos Cœurs à Vif:"
habitude, honorer, changement
Avec "Honorer nos Cœurs à Vif" je voulais réfléchir à l'association entre rituel et habitude, à un moment important de ma vie qui marquait une transition entre la fin d'un cycle et l'émergence d'un nouveau contexte. Je ressentais un besoin de discipline et j'avais envie de changer d'habitudes pour cultiver plus d'ancrage et de concentration pour cultiver ma création artistique.
Lors de nos échanges, j'ai beaucoup apprécié la proposition d'honorer quelque chose qui était déjà là. C'était super rassurant de mettre en place quelque chose autour d'une pratique qui était déjà présente, et ça m'a aussi apporté de la flexibilité, en partant de mes besoins quotidiens.
Après nos échanges, j'ai pu commencer à observer que dans la répétition les choses changent, qu'il peut y avoir du plaisir dans la répétition, et j'ai aussi pris conscience du fait que le changement prend du temps mais que ça peut être agréable.
L’expérience de Linda
Trois mots pour décrire "Honorer nos Cœurs à Vif:"
réflexions, partage, soutien
J'ai apprécié de prendre un moment pour parler de deuil c'est un temps que je n'ai finalement jamais pris et ça m'a aidé à matérialiser des choses et éclaircir mes sentiments.
Cette proposition a entièrement répondu à mes besoins car elle m'a permis de me poser et de faire le point sur mon besoin vis à vis de mon deuil et d'une certaine manière ça a débloqué quelque chose dont j'ai pris conscience quelques semaines après.
Je n'ai pas encore fait mon rituel, il sera fait mais à mon rythme car c'est aussi ça que m'a apporté la séance : une plus grande prise de conscience que le deuil est un processus personnel et que c'est important de faire des pas pour avancer quand on le ressent profondément et pas en rapport avec une date en particulier ou une façon de faire particulière.. avoir une vision d'un plan mais sans s'y enfermer. Merci infiniment pour ça !
3-D'autres propositions pour cultiver votre écosystème de changement cet été
Voici plusieurs autres propositions pour nourrir votre écosystème de changement cet été, en fonction de vos besoins: les cercles de deuil collectif La Rivière, les cercles d'apprentissage collectif à la racine pour découvrir l'œuvre de Frantz Fanon, le programme "Joue ton Jeu" d'Estelle Gnana où je proposerai un rituel pour honorer les changements dans nos visions entrepreneuriales, et enfin quelques recommandations pour continuer à explorer le changement avec Octavia E. Butler!
La Rivière: nos deuils face au changement, nos deuils comme créateurs de changement
Jeudi 26 Juin, 19h-20h30
Accueillir nos peins collectives, Ressourcer nos luttes et nos rêves
Est-ce qu'on t'a souvent dit que tu es trop sensible, idéaliste, trop "radical·e," trop rabat-joie et "qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde"?
Est-ce que ton cœur déborde face à ce qu'on appelle "l'actualité"?
Est-ce que tu es épuisé·e par les émotions quotidiennes que tu ressens face à la violence continue du monde dans lequel on vit, ou est-ce qu'au contraire tu n'as même pas une minute pour leur faire de la place et les ressentir?
Est-ce que tu as souvent le cœur lourd face à l’impact du capitalisme, du patriarcat, du colonialisme et du validisme sur nos vies?
Est-ce que tu as l'impression que cette peine est, comme une cascade contenue, trop énorme à ressentir pour une seule personne?
Si c’est le cas, je t’invite à un rituel de soin créatif pour prendre soin de nos cœurs brisés ensemble, et pour que nos peines, ainsi honorées, circulent et viennent abreuver nos luttes et nos rêves, pour faire advenir les changements qu'on désire tant!
On se retrouve pour les prochain cercles le jeudi 26 juin à 19h et le jeudi 31 juillet à 19h!
Étudier le passé pour comprendre et changer le présent
Cercle d'apprentissage collectif pour (re)découvrir l'œuvre de Frantz Fanon
"Nous pouvons, chacun·e de nous, Faire l'impossible, Tant que nous pouvons nous convaincre, Que ça a déjà été fait avant."
Octavia E. Butler, Parabole des Talents, 1998, chapitre 10 (ma traduction).
"Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir."
Frantz Fanon, Les damnés de la terre, 1961.
Tout l'été, le lundi soir, on se retrouve pour découvrir Fanon, chacun·e à sa manière (lecture, podcast, vidéo, etc) pendant une heure. Vous venez quand vous voulez/ pouvez. Cette proposition est gratuite, mais si vous souhaitez faire un don, je l'utiliserai pour acheter des e-sims pour la Palestine.
Honorer et ritualiser le changement dans nos visions pro
Programme estival Joue ton Jeu, Estelle Gnana & guests
Le chapitre 10 de la Parabole des Talents est aussi le chapitre où Lauren exprime, pour la première fois, l'intégralité de sa vision à voix haute, parce qu'elle est dans une relation assez sécurisante pour le faire.
Dans l'épisode de podcast associé, adrienne maree brown qualifie ce moment "d'intimité visionnaire" et nous pose alors la question suivante: "à quel point es-tu à l'aise pour partager les profondeurs de ta vision aux autres? Avec qui est-ce que tu la partages?"
Ce sont exactement les questions qui ont poussé Estelle Gnana à créer "Joue ton Jeu" un accompagnement pour aider les entrepreneures engagées à identifier, exprimer et incarner leur vision dans un cadre soutenant, et dans lequel j'interviendrai début juillet.
Début juillet j'aurai la joie de faciliter un rituel de soin créatif pour honorer les clôtures et les ouvertures dans nos visions pro au sein du programme d'Estelle Gnana, aux côtés de deux autres guests: Julia Espérance et Cindy Nipau!
Découvrir l'univers d'Octavia Butler et l'afrofuturisme
Pour explorer en français l'héritage puissant d'Octavia Butler, je vous recommande vivement les blogs, les oeuvres et les interventions précieuses des autrices-chercheuses Laura Nsafou aka Mrs Roots, et Isis Labeau-Caberia aka La Griotte Vagabonde. Merci à elles pour leurs analyses et leurs transmissions si importantes!
Enfin, je voulais terminer cette newsletter en remerciant Elena Solano, artiste-thérapeute, et une personne importante dans ma famille de changement, avec qui j’ai eu la joie d’organiser un rituel collectif le 24 juillet 2024 pour honorer la date qu’Octavia E. Butler avait choisi pour débuter la Parabole du Semeur. Nous avons créé ensemble cette illustration pour célébrer cette date.
Presqu’un an s’est écoulé depuis. Tant de choses ont changé et tant de choses sont aussi restées les mêmes.
Qu’est-ce qui a changé pour vous depuis juillet 2024? Et comment est-ce que vous pourriez prendre un petit moment pour honorer ces changements?
Merci pour votre lecture et à très bientôt!
Je vous envoie plein de soutien pour cette fin du mois de juin!
Hello de nouveau!
Comme vous le savez si vous lisez cette newsletter depuis un moment déjà: il y a une mini-newsletter dans la newsletter! (comme si mes newsletters n'étaient pas déjà assez longues comme ça lol). Je consacre en effet cette rubrique bonus à parler d’un sujet dont on ne parle plus depuis bien longtemps, ou en tout cas au passé: la pandémie de covid, malheureusement toujours en cours aujourd'hui, qui continue à handicaper massivement nos proches et camarades.
Une de mes spécialisations, en tant qu’accompagnante-chercheuse engagée, c’est la solidarité pandémique (l'expression vient, à ma connaissance du collectif Pandemic Solidarity for the Long Future), appelée plutôt en France auto-défense sanitaire. Objectif: s'entraider à changer la manière dont on envisage collectivement les pandémies. Parce qu'une gestion néo-libérale, raciste et policière de la pandémie c'est non, mais faire comme si de rien n'était c'est non aussi! :)
Alors aujourd’hui j’avais envie de vous partage des initiatives collectives récentes qui mettent du baume à mon cœur à vif d'accompagnante covid-conscious!
-ce dimanche 22 juin, l’artiste Phytocène organise le premier concert covid-cautious en France pour la release party de son nouvel album au Petit Bain à Paris. Elle a travaillé en collaboration avec l’ARRA (asso pour la reduction des risques aéroportés) et avec Mask Bloc Paris pour installer des purificateurs d’air dans la salle, et fournir des masques FFP2 au public.
"Je veux sensibiliser mon public à l’anti-validisme et à l’anti-eugénisme, des sujets qui me tiennent autant à cœur que le féminisme et la lutte contre toutes les discriminations. Je souhaite créer une communauté où l’on prend soin les uns des autres, sans ignorer l’impact des infections virales." Phytocène dans une itw pour Modzik.
Affiche réalisée par Phytocène et illustration de Elina (@ luem_ry sur insta). Texte: protège les artistes que tu viens écouter, en noir sur fond blanc. Deux dessins l’un au-dessus de l’autre: une foule non masquée devant l’artiste sur scène où on voit des virus se répandre dans l’air, et une foule masquée avec l’artiste qui sourit.
-le 11 juin, l’association Winslow a organisé, avec le soutien de la vice-présidente de l’Assemblée Nationale et députée LFI Nadège Abomangoli, la première table ronde sur le covid long, à l'assemblée en présence de Gwen Fauchois (ex-vice présidente d’Act Up)
Photo à l'assemblée où on voit la député assise et entourée de deux personnes, les trois personnes portent des masques FFP2, noir ou blanc
-le 7 juin c'était la Pride des Banlieues, et leur protocole d'accessibilité comportait une partie du cortège calme et en autodéfense sanitaire avec masques, merci à l'orga et aux bénévoles pour leur encadrement et leur bienveillance. Pendant la marche, des soignant·es et patient·es queer racisé·es ont aussi partagé leurs récits : violence médicale, racisme systémique, transphobie, abandon institutionnel avec un Die-In bouleversant.
Photo prise lors de la Pride des Banlieues où on voit une personne bénévole portant un masque FFP2 devant une grande banderole pour l'accueil des personnes migrantes
-les 5 et 16 juin, Winslow a aussi organisé avec le Syndicat des Jeunes Médecins Généralistes, un cycle de conférence en ligne sur le covid long et ses outils de prévention, avec la participation du Mask Bloc Bordeaux et de la Psy Révoltée
-le Mask Bloc Bordeaux a sorti un guide super pratique pour aider à trouver et choisir le masque FFP2 idéal pour l'été (couleurs estivales let's go)
-l’ARRA a mis en place un outil pour suivre la circulation du covid dans les différentes régions de France, en traduisant par des graphiques les bases de données qui détectent les taux de covid dans les eaux usées.
-radical birding a créé pour Pride des stickers covid-cautious trop beaux ("give care not covid") dont les recettes seront reversées à la cagnotte d'une famille palestinienne
Illustration en vitrail où on voit une personne aux cheveux longs portant un masque FFP2 et entourée d'oiseaux et de fleurs et du texte: give care not covid
-aux États-Unis, de nombreux états tentent depuis longtemps d'interdire le port du masque dans l'espace public. Ces tentatives n'ont fait qu'augmenter suite aux manifestations pour la Palestine. Heureusement des collectifs comme Stop Mask Bans et The People's CDC, mais aussi l'ACLU ou le Dr. Lucky Tran continuent cet été à organiser la lutte contre ces propositions, qui sont des politiques racistes et validistes présentées comme des mesures de sécurité. Ces luttes nous concernent: en France, le combat POUR le port du masque se doit d'être indissociable de la lutte CONTRE l'islamophobie et le racisme, car la loi de 2011 sur "le port du voile et la dissimulation du visage dans l'espace public" crée un contexte d'islamophobie d'état bien particulier qui conditionne tous les discours à ce sujet, et renforce les inégalités dans l'espace public.
Image d'un rassemblement contre l'interdiction du port du masque, où on voit un groupe de 15 personnes avec des masques ffp2 portant des pancartes devant le ministère de la santé à Los Angeles