• May 25, 2025

À la racine

  • Cecile Tresfels
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Prendre soin de nos rêves de manière radicale

Racines d'un arbre enraciné dans le sable sur le rivage d'un lac, recouvertes d'eau

Hello!

Dans cette newsletter de mai parsemée de références arborées, je vous invite à une exploration racinaire.

En images et en mots, je vous dévoile les racines de l'atelier "s'enraciner, résister, rêver," où je vous accompagne pendant tout le mois de juin à prendre soin de vos rêves de manière radicale.

Mais qu'est-ce que ça veut dire "radical"?

C'est ce qu'on va aussi se demander ici!

Bonne lecture! (chaque image est décrite en alt-text).

Cette newsletter est aussi disponible en version audio, lue par moi, sur substack: bonne écoute!

1-Passion arbres

Chênes, mûriers platanes, pins, bouleaux argentés: j'ai passé les deux derniers mois à observer les arbres qui m'entourent pour préparer la nouvelle version de l'atelier s'enraciner, résister, rêver qui aura lien en juin.

Et du coup j'ai aussi passé les dernières semaines à inonder mes proches (et vous sur insta) de photos et vidéos arborées, sorry not sorry!

Chaque jour je me suis plongée dans la texture de leurs troncs, le mouvement de leurs feuilles dans le vent, la courbure de leurs branches, le sommet de leurs racines, le lierre qui les recouvre, la densité de leurs sommets, et le mystère de leur ancrage.

Et vous? Est-ce que vous avez une relation avec les arbres? Quels sont les arbres qui font partie de votre vie ou de votre environnement? Qu'est-ce qui vous intéresse, fascine ou surprend le plus chez les arbres?

Pendant ces recherches, j'ai adoré découvrir l'existence des racines adventives, qui se développent sur les parties aériennes ou souterraines de la plante en créant un nouveau système racinaire, qui peut remplacer tout ou une partie du système créé antérieurement!

Ce sont aussi les racines adventives qui permettent à la plante de s'accrocher à un support, comme pour le lierre par exemple.

Pendant ces mois d'observation et de préparation, je me suis aussi replongée dans mes archives, lectures, notes, photos, calendriers, pour mieux conscientiser les racines de cet atelier que je vous propose, et les différentes étapes qui avaient permis son émergence.

Je vous partage ici son double système racinaire, et les racines adventives qui sont apparues progressivement, qui feront peut-être écho aux vôtres par endroits!

2-Radical: saisir les choses à la racine

À la racine de cet atelier, il y a d'abord le monde dans lequel nous vivons, et mon apprentissage lent, progressif (et assez tardif dans ma vie) des systèmes d'oppression qui le structurent et de leurs racines.

“Après tout, radical signifie simplement saisir les choses à la racine.”

-C’est dans son discours de 1987 “Let Us All Rise Together : Radical Perspectives on Empowerment for Afro-American Women” compilé ensuite dans l'ouvrage Women, Culture and Politics, qu’Angela Davis a prononcé ces mots, pour nous encourager à aller à la racine des systèmes d’oppression imbriqués que l’on souhaite démanteler.

Couverture du livre Women, Culture, Politics d’Angela Y Davis, avec un portrait d’elle en noir et blanc et le titre écrit en grosses lettres rouges

Et vous? Qu'est-ce que ça veut dire "radical" pour vous?

Me radicaliser a en effet signifié pour moi explorer les racines des injustices présentes. Cette exploration racinaire été une étape essentielle de ma politisation, qui m'a permis de mieux comprendre comment fonctionne notre société, les hiérarchies qui la constituent et les discriminations qui la structurent.

Photo d’un autocollant que je tiens à la mai au-dessus d’un sol terreux. On peut y lire les mots “Look below the surface” et les racines d’une carotte qui se déploie sous terre ont comme des yeux au bout.

J'ai d'abord appris à passer d'une approche individualiste à une approche systémique: en gros à envisager les discriminations comme structurelles et pas seulement le fait de quelques individus pas cools. Et à les envisager comme des systèmes qui imprègnent notre quotidien depuis notre enfance (hello le patriarcat, la binarité de genre, la colonialité, la blanchité, le néo-libéralisme, et le validisme, pour n'en citer que quelques uns, et pas des moindres).

Et en parallèle de ce changement de regard sur le présent, j'ai peu à peu découvert à quel point les racines de ces systèmes étaient profondes et imbriquées.

Cette prise de conscience racinaire, malgré la violence de son contenu, a été un soulagement pour moi. Elle m'a aidée à mettre des mots sur des choses que je ressentais et voyais sans avoir les outils pour les appréhender, elle m'a permis d'élargir mes horizons intellectuels et relationnels, d'identifier mes valeurs et d'explorer comment je voulais les incarner au quotidien.

Elle a changé ma vie et lui a donné du sens.

ET je dois aussi reconnaître que cette exploration racinaire a fait émerger des émotions difficiles.

Je sais pas pour vous mais prendre conscience progressivement de la profondeur des racines du système moderne que bell hooks a nommé “Imperialist White Supremacist Capitalist Patriarchy," a aussi fait émerger chez moi des sentiments vertigineux d’impuissance, de découragement, et de submersion.

Est-ce que ça vous parle? Comment a commencé cet apprentissage pour vous? À quel moment de votre vie? Et quelles sont les émotions qui l'ont accompagné?

Pour moi ces sensations vertigineuses sont aussi exacerbées par l'impact émotionnel continu des crises collectives présentes, issues de ces racines, qui peuvent nous plonger dans des états de stress, d’urgence, d'isolement ou d’épuisement au quotidien.

Et c’est loin d’être évident, surtout que cet impact émotionnel et physique peut prendre des formes différentes et plus ou moins intenses en fonction de nos identités, nos contextes et nos conditions de vie.

3-Soin racinaire

C'est à partir de 2020 que j'ai commencé à développer un système racinaire supplémentaire, qui me soutient aujourd'hui face à ces émotions difficiles que je continue à ressentir.

Ces racines adventives se sont d'abord développées lorsque j'enseignais aux États-Unis, grâce à des personnes qui pratiquaient une pédagogie de la libération: une approche de la pédagogie qui empouvoire les personnes apprenantes, part de leurs savoirs et est tournée vers l'action, la créativité et la libération collective. Toute ma gratitude à Liz Kleinrock, shea martin et Ki de @wokekindergarten, et à toutes les autres personnes que j'ai rencontrées qui révolutionnent l'enseignement!

Puis ces racines ont continué à se développer grâce à tout un écosystème de personnes qui cultivaient une approche décoloniale du soin, et plaçaient le soin au centre des luttes.

Grâce à elles, j'ai appris à consacrer autant d'attention à d'autres racines: celles des résistances et des rêves.

Et à prendre soin de l'écosystème racinaire dont nous faisons nous-mêmes partie: de nos corps, de nos esprits et de nos communautés.

Photo en contre-plongée d’une allée d’arbres dont les branches recouvertes de feuilles se touchent et se rejoignent

Alexis Pauline Gumbs (dont je vous ai déjà parlé dans la newsletter de janvier consacrée aux rituels), Layla F. Saad (autrice du livre "La suprématie blanche et moi" et créatrice du Good Ancestor Podcast), Isis Labeau-Caberia autrice de La Prophétie des Sœurs-Serpents, mais aussi les récits afro-futuristes d'Octavia E. Butler, m'ont appris à diriger mon attention vers l'histoire des résistances passées pour nourrir nos luttes présentes.

Et à m'envisager moi-même comme future ancêtre, dont les actions d'aujourd'hui peuvent être guidées par mes rêves pour les générations futures.

Couverture du livre La Prophétie des Sœurs Serpents, de Isis Labeau-Caberia

Dans ses formations, la doctoresse Rocío Rosales Meza nous a appris que plus les systèmes oppressifs se radicalisent (dévoilent leurs racines) et accaparent notre énergie, plus on doit prendre soin de là où on dirige notre attention, pour pouvoir agir sur le long terme et nourrir nos rêves.

Dans ses ateliers, Selma Sardouk nous a transmis, en citant notamment l'activiste hawaïen Poka Laenui, que le rêve faisait en effet partie intégrante du processus de décolonisation et qu’il était important de s'autoriser à rêver, pour diriger notre attention vers le monde qu’on souhaite construire, et pas seulement celui contre lequel on lutte.

Cette notion d'attention est aussi au cœur de la stratégie émergente d'adrienne maree brown, dont un des principes centraux est: “what you pay attention to grows,” ce sur quoi nous portons notre attention tend à se développer. Chloé Lécrivain à d'ailleurs traduit, commenté et illustré ces principes dans ce post que je vous recommande vivement!

Capture d’écran d’un post instagram sur lequel on peut lire: what you pay attention to grows = c sur quoi nous portons notre attention, intentionnellement ou non, tend à se développer. Que ce soit dans nos pensées, nos actions, ou nos relations, l’attention agit comme un engrais pour ce qui est mis en lumière. Ce qu’on peut retenir: prenons en considération ce qui va mal, puis mettons une triple attention sur ce qui prend racine, ce qui pousse, ce qui émerge de tous les interstices de l’Empire et qui fait plaizzz

Robin Wall Kimmerer, dont je vous parlais déjà dans la newsletter de mars consacrée à l'émerveillement, m’a appris à diriger mon attention vers chaque champignon, bourgeon, lichen ou arbre que je rencontre pour apprendre à mieux faire communauté et à mieux relationner.

Quand j’enseignais dans des universités au rythme de productivité intense, où le validisme était la norme (y compris pendant les premières années de la pandémie), des militantes comme Elisa Rojas et des disability justice activists comme Leah Lakshmi Piepzna-Samarasinha ou Imani Barbarin m’ont appris à accorder de l’attention à nos corps, nos capacités et la manière dont les systèmes les impactent. À désapprendre l'urgence à travers la temporalité "crip."

Racines qui ont poussé au bout d tiges de menthe, posées sur la terre avant d’être plantées

Grâce à tout cet écosystème, j’apprends chaque jour un peu plus à me tourner vers les savoirs des êtres “non-humains” (merci les arbres!), à consacrer autant d’attention à ce que je souhaite faire grandir qu’à ce que je souhaite démanteler, à me nourrir du passé pour faire pousser l’avenir, à envisager le changement sur le temps long, et à ré-enchanter mon imagination pour élargir l’horizon des possibles.

Alors évidemment, je continue BIEN SÛR à ressentir de l'impuissance, de l'urgence, de l'épuisement, et du découragement au quotidien face à ces systèmes aux racines si profondes et dont l'escalation est en ce moment si violente.

Mais je sais que je ne suis plus seule, et je sais vers quelles racines déployer mon attention quand ces émotions se font plus vives.

4-S'enraciner, résister, rêver

Ce qui me fait du bien en vous partageant ces racines de soin, de rêve et de résistance, c'est que ça me permet de voir qu'elles sont aussi nombreuses, denses et profondes que celles des systèmes contre lesquels nous luttons.

Et ce sont elles que je vous invite à explorer ensemble en juin dans l'atelier "S'enraciner, Résister, Rêver" dans une nouvelle version en ligne asynchrone que vous pouvez suivre à votre rythme et au gré de vos capacités

(j'en profite pour remercier Cécile @commonaccess, consultante en accessibilité, dont les stories du mois dernier m'ont rappelé à quel point c'était important pour moi d'avoir des propositions asynchrones dans mon écosystème d'accompagnement!)

Pendant un mois, je vous propose d’explorer l’écosystème (racines, branches, terreau, forêt) qui anime vos engagements et vos rêves: ce qui vous nourrit, ce qui vous soutient, ce qui vous inspire, ce qui vous porte, et votre place au sein de cet écosystème.

Tronc d’un pin aux écorces épaisses, recouvert de lierre vert vif, devant l’eau bleue d’un lac. le texte "s'enraciner, résister, rêver" est écrit en rose fluo sur le tronc

Découvrez l'atelier ici!

L’objectif de l’atelier est de créer une représentation arborée de cet écosystème, qui vous servira de point d’ancrage régénérant pour vous guider et vous ressourcer au-delà du programme. Je vous rassure, pas besoin d’être artiste! Cette représentation pourra prendre la forme que vous souhaitez: un schéma, une liste, un dessin, un tableau, un collage, etc.

Vous repartirez avec un outil que vous aurez vous-mêmes constitué, que vous pourrez continuer à compléter au fur et à mesure après l’atelier, et qui pourra vous aider à faire face, sur le long terme, aux sentiments d’urgence, d’isolement, d’impuissance et d’épuisement générés par les systèmes d’oppression aux racines profondes contre lesquels nous luttons.

Je l'ai créé, avec l'aide des arbres et de tout l'écosystème racinaire que j'ai nommé ici, pour nous entraider à nous nourrir du passé, à nous ancrer dans le présent et à imaginer le futur.

Mais aussi pour réfléchir ensemble à l’aspect créatif, émotionnel, somatique, relationnel, intergénérationnel, et aussi spirituel, du changement social.

Alors si, comme moi, vous avez envie et besoin de vous sentir relié·es et soutenu·es pour faire face aux tempêtes collectives que nous traversons, je vous invite à faire forêt ensemble en juin!

Faire forêt

Mûrier platane pris en contre-plongée, qui s’élève vers le ciel avec au premier plan des branches courtes aux feuilles vert vif chargées de mûres rouge vif. Le texte "s'enraciner, résister, rêver" est écrit en rose fluo sur le tronc

Les autres espaces où je vous donne rdv en mai-juin:

Image d'une rivière paisible entourée d'arbres et de montagnes sur un fond bleu ciel. Texte en noir: La Rivière, cercles-rituels de deuil collectif pour abreuver nos luttes et nos rêves, le dernier mardi et jeudi de chaque mois.

Une plante aux tiges fines vertes et aux petites fleurs jaunes, sort du sable où on voit son ombre se dessiner. C’est une euphorbia guyoniana, Labina ou Lebbina en arabe.

À la racine: Rencontrer Fanon

Tous lundi soirs en juin

En complément de cet atelier j'ai lancé À la racine, un cercle d'apprentissage collectif pour (re)découvrir l'œuvre de Fanon.

Le format est simple et informel: je crée un rdv d'1h sur zoom tous les lundi soirs de juin. Après une petite intro, chaque personne profite de ce moment pour étudier Fanon de manière autonome : à travers ses écrits, une page Wikipédia, un post instagram, un podcast, un live twitch, un film, etc.

Vous venez quand vous voulez/pouvez. C'est sur donation à partir de 0 euros (tous les dons serviront à acheter des e-sims pour les Palestinien·nes). Si ça vous dit, écrivez-moi pour recevoir le lien d’inscription!

Plus d'infos ici!

Image d'une rivière paisible entourée d'arbres et de montagnes sur un fond bleu ciel. Texte en noir: La Rivière, cercles-rituels de deuil collectif pour abreuver nos luttes et nos rêves, le dernier mardi et jeudi de chaque mois.

Image en gros plan du reflet de l’eau d’une rivière qui s’écoule

La Rivière: prendre soin de nos peines collectives

Tous les mois: prochains cercles le mardi 27 mai et le jeudi 26 juin

Dans ces cercles de deuil collectif engagés, je propose des activités de soin créatif pour prendre soin des émotions individuelles ou collectives qu'on ressent au quotidien face à la perte, au changement, à la violence et à l'injustice, afin de nous sentir moins isolé·es et de ressourcer nos luttes et nos rêves.

Découvrir la Rivière

Illustration composée d’un gros cœur en cristal orangé entouré de flammes bleutées sur un fond bleu clair.

Honorer nos cœurs à vif: prendre soin des changements importants dans nos vies

Sur RDV toute l'année

En une, deux ou trois sessions, je t'aide à créer un rituel soutenant (on définira ensemble le sens de ce mot pour toi) pour célébrer ou honorer un changement, une transition, un deuil, une date importante, une évolution dans ta vie, d'une manière alignée avec ton contexte, ton identité, tes besoins et tes valeurs.

Découvrir Cœur à Vif

Dessin réalisé la fille de Clémence aux pastels représentant des bandes de couleur du violet au rouge (comme un arc en ciel) avec en bas à gauche une petite croix aux mêmes couleurs.

Un espace proposé par Clémence Petit: Résistances Joyeuses

Lundi 23 Juin, 14h30

Viens partager tes petits gestes individuels de résistance et/ou les grands moments d'action collective qui font pétiller tes yeux, danser ton coeur et vibrer ton corps, qui nourrissent tes besoins de sens, d'appartenance et de contribution, qui te transforment, t'apprennent et te font grandir, qui te font sentir la puissance de ralentir et s'ancrer, de penser et d'agir collectivement, qui te donnent la confiance et l'énergie pour continuer d'agir à ton échelle !

Toutes les infos ici!

Je termine cette newsletter avec une autre citation racinaire d'Angela Davis, ici illustrée par Julia Kestner Designs: "tu dois agir comme s'il était possible de radicalement transformer le monde. Et tu dois le faire chaque jour." (Angela Davis, conférence à la Southern Illinois University Carbondale le 13 février 2014, la citation provient du Q&A et a été relevée par Dr Jonathan Flowers dans un post Tumblr après la conférence).

Qu'est-ce que vous pensez de cette citation? Est-ce qu'elle vous inspire? Vous stresse? Est-ce que pour vous elle donne un autre sens au mot "radical"?

Je l'aime bien parce que j'aime la manière dont elle nous encourage à imaginer le monde autrement, et parce qu'elle suggère que c'est un processus qui se fait au quotidien, à travers des petits gestes, qui s'additionnent au cours de notre vie. Mais dans les jours où je me sens plus submergée que d'autres, elle peut aussi me paraître un peu vertigineuse. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, en réponse à ce mail ou sur insta!

Merci pour votre lecture et à très bientôt!

Je vous envoie plein de soutien pour le début de ce mois de mai!

Les personnages de dessin animé Molang et Piu Piu portent un masque FFP2 et nous font coucou

BONUS RACINAIRE :)

Depuis 5 ans j'étudie, avec de nombreuses autres personnes, les racines de la pandémie de covid toujours en cours et de son déni actuel, tellement on a voulu l'oublier collectivement, pour plein de raisons qui sont à la fois politiques et traumatiques.

Le covid est une maladie neuro-vasculaire (qui impacte le système nerveux, les artères et tous les organes du corps). Elle se transmet par l'air qu'on respire, même de manière asymptomatique, et elle handicape chaque jour nos camarades, nos proches et les personnes les plus précaires et déjà marginalisées, car 1 infection sur 10 entraîne des symptômes extrêmement invalidants de covid long (dont une des formes graves est l'encéphalomyélite myalgique), des thromboses et des arrêts cardiaques. Ces effets à long terme sont sans remède à ce jour et très peu connus ou reconnus par le milieu médical.

Ici et sur mon compte instagram, vous me verrez donc souvent porter un masque FFP2 et partager des ressources pour s'entraider, s'informer, se soutenir et apprendre ensemble à faire grandir les racines d'une solidarité pandémique dévalidiste, décoloniale, queer, anti-fasciste et anti-capitaliste.

Hâte de les faire pousser avec vous!

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